Pensées spirituelles

Ne manquez pas les nouveaux coups de coeur de François Gloutnay ainsi que les autres liens revisés...


Sommaire janvier-février 2010

Premier mot
À qui cela va-t-il servir ?
par Jérôme Martineau

En bref
Des informations diverses et des livres suggérés.

Entrevue
La recherche du bonheur

Une entrevue avec Martine Pelletier et Patrick Snyder les co-auteurs d’une recherche sur le bonheur. Oui, les hommes et  les femmes d’aujourd’hui veulent être heureux.
Propos recueillis par Jérôme Martineau

Reportage
Les paysages du coeur

Gilles Caron est prêtre des Missions Étrangères et il œuvré au Japon durant 47 ans. Cet artiste a décoré dans ce pays plusieurs églises. Portrait d’un artiste remarquable.
Un reportage de Jérôme Martineau

Reportage
La famille, un terreau pour transmettre la foi

Les changements survenus dans le monde de l’éducation font que les familles s’impliquent davantage dans la formation religieuse de leurs enfants.
Un reportage de Chantal Larochelle

Portrait
L'Abbé Marcel Héroux
Témoigner en actes et en présence

Malgré une hémiplégie droite, un prêtre résident dans un centre de soins de longue durée témoigne par son silence et sa prière.
Un reportage de Chantal Larochelle

Répondez-moi
L’excommunication

par Paul-Émile Landry

Marie
Marie femme du peuple

Prière
Je voudrais m’habiller de Dieu

Par Jean Debruyne

En bref PDF Imprimer Envoyer

Les 150 ans du Père Querbes

Le père Louis Querbes, le fondateur des Clercs de  Saint-Viateur, est décédé il y a 150 ans. Le père Querbes a été ordonné prêtre en 1816 à Lyon en France. À cette époque, l’éducation des jeunes Français était en crise. La moitié des communes n’avaient pas d’école. Peu considérée et mal payée, la profession d’instituteur n’attirait pas les gens brillants. Le nouveau prêtre s’inquiète de la situation.  Il rêve de créer une association d’instituteurs, aussi bien clercs que laïques. Cette association prend forme et Mgr Pins l’approuve en 1831, année de la fondation. Le père Querbes confie ses disciples au compagnonnage de saint Viateur, un saint du IVe siècle peu connu en dehors de Lyon. 

Les Clercs de Saint-Viateur viennent au Québec en 1847 après avoir été invités par Mgr Ignace Bourget. Ils s’établissent à Joliette.  Ils fondent au Québec des collèges et ils enseignent dans les écoles. Ils ont, à une époque, dirigé cinq collèges classiques. On leur a confié la tâche de l’enseignement des sourds-muets. Ils ont œuvré dans ce secteur 135 ans. Ils ont aussi dirigé trois orphelinats et quatre écoles d’agriculture. Ils animent  le Sanctuaire marial de Rigaud.

Une nouvelle canonisation

Le 11 octobre 2009, le pape canonisera un lépreux! En effet, le père Pierre De Veuster (1840-1889), un belge d’origine flamande, prêtre missionnaire de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie (Picpus) deviendra saint Damien De Veuster.  On dit que c’est peut-être la première fois que l’Église catholique canonise un de ses membres qui a souffert de la lèpre. La vie du père Damien est hors du commun. Il a prononcé ses vœux perpétuels comme frère de sa congrégation en 1863. Il poursuit des études pour devenir prêtre. Son frère, membre de la même communauté, est nommé en Océanie. Il est malade et il ne peut pas partir. Damien demande de le remplacer. La permission lui est accordée  par le Supérieur général. Il s’embarque pour Hawaï le 30 octobre 1863.

Au gré de ses visites dans l’archipel, le père Damien découvre la présence des lépreux. Le gouvernement est supposé s’occuper de ces gens mais la peur de la lèpre et l’incurie ordinaire de l’administration font que les lépreux sont laissés à eux-mêmes. Alors, le père Damien visite sans répit les malades. Ils sont plus de 800. Il essaie de trouver les meilleures thérapies. Il vit au milieu des malades et il partage leur vie. En 1885, on découvre qu’il souffre de cette terrible maladie.  Gandhi a été impressionné par la vie du père Damien. Il disait : « L’Église compte parmi les siens des milliers d’hommes qui, à son exemple ont sacrifié leur vie au service des lépreux. Il vaudrait la peine de rechercher à quelle source s’alimente un tel héroïsme. »

Une pastorale de transmission

Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke,  a écrit dans le numéro de juillet-août de la revue diocésaine Ensemble un texte qui parle de la pastorale de la transmission.  Il fait d’abord état dans la première partie du texte du fait que la manière de transmettre la foi a changé au cours des cinquante dernières années. Autrefois la foi se transmettait lors des rassemblements dominicaux, dans les  cours d’enseignement religieux confessionnel et dans des mouvements comme le scoutisme.

L’opération re-contact effectuée depuis quelques années, à son avis, semble porter du fruit. La pastorale catéchétique rejoint une bonne partie des jeunes des paroisses. Des personnes âgées sont touchées par ce mouvement et des parents accompagnent leurs enfants. Ces personnes découvrent des éléments de la foi qui avaient perdu leur pouvoir d’éclairage. Il signale que lors de  la dernière réunion des évêques du Québec, un bilan positif a été tracé pour évaluer le travail qui est en train de se faire. « Il se passe de très belles choses chez nous, en regard de la transmission de la foi », a-t-il écrit. Il ajouta en terminant son texte : « Il y a tout lieu d’être plein d’espérance. »(Ensemble)

Le 500e anniversaire de la naissance de Jean Calvin

Les protestants ont célébré le 10 juillet dernier le 500e anniversaire de la naissance de Jean Calvin, le réformateur d’Église qui a inspiré un mouvement qui revendique aujourd’hui des dizaines de millions de membres à travers le monde. Jean Calvin est né le 10 juillet 1509 à Noyon, en Picardie. Il est davantage connu dans le monde pour le rôle qu’il a joué dans la Réforme protestante lorsqu’il vivait à Genève. Des responsables religieux et civils dont Mgr Pierre Farine, évêque auxiliaire de Genève,  se sont rassemblés à la cathédrale Saint-Pierre de Genève pour commémorer cet événement.

Mêmel’Osservatore Romano a rendu un éloge  au réformateur protestant. Le journal du Vatican a salué en lui un réformateur « extraordinaire ». « Il n’est pas inutile de rappeler que Calvin est un chrétien », a rappelé le quotidien du Vatican. Il a laissé l’empreinte d’une réforme profonde. Finalement le journal a souligné le fait que « l’organisation calviniste est une création de génie » qui su « résister habilement à tous les changements et les révolutions de la modernité. »