Pensées spirituelles

Ne manquez pas les nouveaux coups de coeur de François Gloutnay ainsi que les autres liens revisés...


Sommaire janvier-février 2010

Premier mot
À qui cela va-t-il servir ?
par Jérôme Martineau

En bref
Des informations diverses et des livres suggérés.

Entrevue
La recherche du bonheur

Une entrevue avec Martine Pelletier et Patrick Snyder les co-auteurs d’une recherche sur le bonheur. Oui, les hommes et  les femmes d’aujourd’hui veulent être heureux.
Propos recueillis par Jérôme Martineau

Reportage
Les paysages du coeur

Gilles Caron est prêtre des Missions Étrangères et il œuvré au Japon durant 47 ans. Cet artiste a décoré dans ce pays plusieurs églises. Portrait d’un artiste remarquable.
Un reportage de Jérôme Martineau

Reportage
La famille, un terreau pour transmettre la foi

Les changements survenus dans le monde de l’éducation font que les familles s’impliquent davantage dans la formation religieuse de leurs enfants.
Un reportage de Chantal Larochelle

Portrait
L'Abbé Marcel Héroux
Témoigner en actes et en présence

Malgré une hémiplégie droite, un prêtre résident dans un centre de soins de longue durée témoigne par son silence et sa prière.
Un reportage de Chantal Larochelle

Répondez-moi
L’excommunication

par Paul-Émile Landry

Marie
Marie femme du peuple

Prière
Je voudrais m’habiller de Dieu

Par Jean Debruyne

Marie PDF Imprimer Envoyer

Heureuse Marie,
artisane de paix

Par Denise Lamarche, c.n.d.

La paix! Qui ne la désire pas? On la veut en soi et qui l’a perdue connaît la douleur de l’angoisse. On la souhaite dans les familles et on sait les drames qui peuvent s’y vivre quand elle n’existe pas. On la réclame pour tous les peuples et on se scandalise du mal fait aux nations quand on y porte atteinte. 

Quand Jésus béatifie les artisans de paix, il dit qu’ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5,9) Lui qui a rejeté l’idée de devenir le libérateur militaire de son peuple est véritablement artisan de paix et Fils de Dieu. Pouvait-il penser à sa mère comme femme de paix?

 Marie, Femme du Fiat, elle faisait de sa vie une bénédiction de Dieu.
Crédit photo : Alphaspirit/Fotolia.com

 

Marie, créatrice de paix

Il nous arrive de penser que la paix est simplement le fait d’être paisible.  Même le grand Thomas d’Aquin a défini, à juste titre, la paix comme étant la tranquillité dans l’ordre. Or, si nous retournons au sens biblique du mot paix, il nous faut bien reconnaître que Jésus ne promet pas le bonheur aux paisibles mais bien plutôt à ceux et celles qui répandent la paix, qui la créent. Marie était certainement de leur nombre.

Certes, elle vivait dans l’absence de guerre, dans la bonne entente avec sa famille, avec ses voisins, avec ceux et celles qu’elle rencontrait. Mais, elle vivait aussi autre chose : elle atteignait le fondement même de la paix terrestre parce qu’elle était en paix avec Dieu. Elle reconnaissait que tout lui venait de Dieu, que lui seul pouvait combler ses attentes, lui qui l’avait choisie pour accomplir une grande mission, celle de devenir la mère de Jésus. Elle avait certainement appris à son enfant que le bonheur le plus grand lui viendrait de son accomplissement de la volonté de Dieu. Femme du Fiat, elle faisait de sa vie une bénédiction de Dieu et apprenait à Jésus à en faire autant de telle sorte que tous deux pouvaient se reposer en Dieu qui savait combler leurs attentes et répondre à leur espérance. Cela les conduisait certainement à une vie de plénitude, à une confiance filiale en un Dieu qui ne trompe et ne déçoit jamais.

Marie, fille de Dieu         

Marie est par excellence la fille du Père. À ce titre, elle ne pouvait pas ne pas être artisane de paix. Revoyons-la en diverses situations de sa vie. Quand elle retrouve Jésus au Temple, elle lui fait un reproche maternel mais, elle l’écoute motiver son geste et essaie de le comprendre. Quand, à Cana, elle veut éviter la honte à l’hôte de la fête, elle trouve moyen de faire renverser la situation. Quand, au pied de la croix, elle demeure digne dans la douleur, elle ne fait de reproche à personne. À la contempler, nous apprenons la signification de ce titre de fils de Dieu que nous avons depuis notre baptême : nous sommes en vérité fils ou fille de Dieu et donc, artisan ou artisane de paix.

Celles et ceux qui méritent d’être appelés fils de ce Dieu d’amour et de paix  (2 Co 13,11), ce sont les artisans, les faiseurs de paix. Ils sont appelés, nommés ainsi parce qu’ils le sont déjà. Le bonheur, c’est d’être fils ou fille de Dieu, de se reconnaître et d’être reconnu ainsi. Puisse Notre-Dame de la Paix nous en convaincre!