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Les quelques 500 prêtres du diocèse de Lyon ont été invités par leur diocèse à verser l’équivalent d’un mois de salaire en faveur des plus démunis, soit les victimes de la présente crise économique. Cette proposition a été votée par les membres du Conseil du presbyterium, soit le conseil des prêtres qui entourent l’archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin. La somme proposée est de 900 euros (1330$ canadiens). Le salaire annuel des prêtres lyonnais est de 10 800 euros soit 15 960 dollars canadiens. Le cardinal Philippe Barbarin,
archevêque de Lyon. Le communiqué de l’archevêché indique que chaque prêtre peut « donner ce qu’il veut et ce qu’il peut » à une organisation caritative soutenant les victimes de la crise. Cette annonce a été faite à la suite de la publication en juillet dernier de la lettre encyclique du pape Benoît XVI qui a pour titre La charité dans la vérité. Le porte-parole du conseil des prêtres affirme que cette encyclique a réveillé le sens de la solidarité et de la justice. Le communiqué indique que « cet acte communautaire n’appelle pas de publicité particulière, mais il ne veut pas rester secret pour qu’aux yeux des chrétiens ce geste de partage ait valeur d’encouragement. » Deux missionnaires africains pour le Canada Les Oblats de Marie Immaculée de la province Notre-Dame-du-Cap qui couvre le territoire québécois viennent d’accueillir deux missionnaires en provenance du Lesotho. Ils sont arrivés au pays à la fin de l’automne 2009 et ils sont actuellement en tournée de reconnaissance afin de se familiariser avec le territoire de mission qui leur sera confié. Le père Jean-Claude Gilbert o.m.i., supérieur provincial, a expliqué que ces deux missionnaires travailleront principalement dans les missions amérindiennes à la Baie James. De plus, le père Gilbert souligne que ce geste posé par deux africains est un « bon signe de collaboration missionnaire. Je pense qu’il y a soixante-dix ans, nos prédécesseurs n’ont jamais pensé qu’un jour vous viendriez chez nous comme missionnaires. Nous vous en remercions beaucoup. » Les pères Pascalis Pali Pitso et Patrick Maboee Matsau devront s’acclimater à ce nouvel environnement physique et humain. Ils apprendront entre autres la langue des amérindiens de cette région.
Mgr Raymond St-Gelais évêque du diocèse de Nicolet, a adressé au début du mois de janvier une lettre pastorale aux prêtres, aux diacres et aux agents de pastorale de son diocèse. Il a d’abord écrit que « notre expérience d’Église nous confronte souvent à la pauvreté de nos ressources humaines et matérielles. » Dans un autre paragraphe, Mgr St-Gelais a souligné que les transformations sociales au Québec ont ébranlé l’Église « si bien que l’inconfort et même l’angoisse ont pu dissiper l’assurance qui nous habitait. » Cependant, selon Mgr St-Gelais : « L’Esprit développait en nous l’attitude des disciples en nous centrant sur la Parole de Dieu. Et loin de nous refermer sur nous-mêmes, à l’abri des bruits du monde, comme dans un ghetto, il nous a plutôt appelés à devenir une Église plus humaine qui accueille les gens à la manière de Dieu. » Pour lui, l’avenir des communautés chrétiennes « reposera sur la détermination de ses membres à témoigner de l’Évangile. La présence ecclésiale sera portée par des chrétiennes et des chrétiens qui formeront communauté et, ensemble essaieront de lire et vivre l’Évangile. »
Le pape s’est rendu à la synagogue de Rome le 17 janvier dernier. Dans son discours, le pape a dit que le concile Vatican II a donné « une impulsion décisive à l’accomplissement d’un chemin irrévocable de dialogue, de fraternité et d’amitié, chemin qui s’est approfondi et développé au cours de ces quarante années. » Il a poursuivi son allocution en déclarant : « L’Église n’a pas oublié les erreurs de ses fils et filles, en demandant pardon en ce qu’elle a pu favoriser, de quelque façon que ce soit, la plaie de l’antisémitisme et de l’antijudaïsme. » Et le pape de s’exclamer : « que ces plaies soient refermées pour toujours. » Il a rappelé dans son discours que juifs et chrétiens sont inspirés par le décalogue, soit les dix Commandements qui représentent « un phare et une norme de vie dans la justice et l’amour, un grand code éthique pour toute l’humanité. » Le pape a souligné que « tous les commandements se résument dans l’amour de Dieu et dans la miséricorde envers le prochain. Une telle règle engage les juifs et les chrétiens à déployer, aujourd’hui, une générosité toute particulière envers les pauvres, les femmes, les enfants, les étrangers, les malades, les faibles et les nécessiteux. Benoît XVI a quitté la synagogue en faisant le souhait que la cohabitation des juifs et des catholiques soit animée d’un amour fraternel grandissant. (Église de France)
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Les prêtres versent un mois de salaire
Un
message d’espérance
Benoît
XVI à la synagogue de Rome