| Marie |
|
|
|
Miroir du Soleil de justice Élisabeth de la Trinité (1880-1906) a connu un destin proche de celui de Thérèse de Lisieux. Elle fut emportée par la maladie à 26 ans, soit 6 ans après son entrée au Carmel de Dijon en 1900. Grande lectrice de Thérèse d’Avila, se nourrissant au mystère de la Trinité, elle aura l’honneur, après de dures épreuves de doute, de bénéficier de grâces mystiques exceptionnelles. Elle fut béatifiée par le pape J.-P. II le 25 novembre 1984.Dans quelle paix, quel recueillement Marie se rendait et se prêtait à toutes choses ! Comme celles qui étaient les plus banales étaient divinisées par elle, – car, à travers tout, la Vierge restait l'adorante du don de Dieu, – cela ne l'empêchait pas de se dépenser au dehors lorsqu'il s'agissait d'exercer la charité ; l'Évangile nous dit que « Marie parcourut en toute diligence les montagnes de Judée pour se rendre chez sa cousine Élisabeth ». Jamais la vision ineffable qu'elle contemplait en elle-même ne diminua sa charité extérieure, car si la « contemplation s'en va vers la louange et vers l'éternité de son Seigneur, elle possède l'unité et ne la perdra pas »... Je la vois passer belle, calme, majestueuse, recueillie au-dedans, avec le Verbe de Dieu. Comme lui, sa prière fut toujours celle-ci : « Ecce ! Me voici ! Qui ? La servante du Seigneur, la dernière de ses créatures, elle, sa Mère ! » Marie, son âme est si simple, les mouvements en sont si profonds que l'on ne peut les surprendre ; elle semble reproduire sur la terre cette vie qui est celle de l'Être divin, l'Être simple. Aussi, est-elle si transparente, si lumineuse qu'on la prendrait pour la lumière. Pourtant elle n'est que « miroir du Soleil de justice ». Plus qu'aucune autre sainte, elle me semblait imitable, sa vie était si simple ! Recherche et présentation : Paul Arsenault, o.m.i.
|

Nos coups de coeurs


Élisabeth de la Trinité (1880-1906) a connu un destin proche de celui de Thérèse de Lisieux. Elle fut emportée par la maladie à 26 ans, soit 6 ans après son entrée au Carmel de Dijon en 1900. Grande lectrice de Thérèse d’Avila, se nourrissant au mystère de la Trinité, elle aura l’honneur, après de dures épreuves de doute, de bénéficier de grâces mystiques exceptionnelles. Elle fut béatifiée par le pape J.-P. II le 25 novembre 1984.