La vierge sans piédestal

Moi, Marie, je suis votre soeur.

J'ai le même Père que vous qui m'a créée du néant.

J'ai le même Seigneur que vous qui m'a sauvée du péché.

Je marche dans le même chemin que vous,

portée par la même foi.

Alors, je ne veux pas de piédestal,

ni de bronze, ni de paroles.

Ma place est au ras du sol,

avec vous.

C'est là que je vous attends, que je vous comprends,

que je vous aime.

 

Moi, Marie, je suis votre Mère.

Et la place d'une mère, c'est d'être tout proche

pour aider ses enfants à venir au monde,

pour leur apprendre à accueillir la vie.

Ainsi, je veux vous servir

en vous montrant mon Fils qui est la Vie

et en vous apprenant à l'accueillir.

Je veux être présente à vous

pour vous apprendre à être présents à Dieu.

Et pour cela, je n'ai pas besoin de piédestal,

mais de votre coeur.

 

Georges Madore, s.m.m.

Dans Marie. Un nouveau regard, Fides, 1997, p.107