N D C

c h a r g e m e n t

Cultiver l’émerveillement

Stéphane Gaudet, rédacteur en chef

Par Stéphane Gaudet , rédacteur en chef

D

ieu tout puissant, quand mon cœur considère
Tout l’univers créé par ton pouvoir,
Le ciel d’azur, les éclairs, le tonnerre
Le clair matin ou les ombres du soir.

De tout mon être alors s’élève un chant :
«Dieu tout-puissant que tu es grand ! » (bis)

Quand par les bois, ou la forêt profonde,
J’erre et j’entends tous les oiseaux chanter;
Quand sur les monts, la source avec son onde,
Livre au zéphyr son chant doux et léger…

Ce cantique d’origine suédoise, magnifiquement traduit en français par Hector Arnéra mais mieux connu dans sa version anglaise How Great Thou Art, monte en moi chaque année dès l’arrivée de la belle saison. Comment ne pas rendre grâce au Seigneur pour la beauté de sa création ? Cette création dans laquelle il nous a placés, nous les humains, et qu’il nous a confiée. Cette création dont nous bénéficions des largesses. Cette création dont nous ne prenons pas suffisamment soin, hélas…

On dit qu’on vieillit quand on perd sa capacité d’émerveillement, si développée chez les enfants. Le sociologue français Edgar Morin, qui aura 103 ans ce 8 juillet, nous invite à cultiver cette capacité d’émerveillement et d’enchantement malgré les crises et les horreurs que connaît notre monde. L’émerveillement, ça peut se cultiver en considérant toujours la création et le monde comme un cadeau. En posant un regard nouveau sur les choses qu’on ne remarque même plus. En admirant la beauté de la nature. En visant la profondeur, cette « dimension oubliée » selon le théologien Paul Tillich, dans nos relations. Sans l’émerveillement, on perd l’intensité dans nos existences et on passe à côté de la vie en plénitude que nous promet Jésus quand on se convertit à son message libérateur, à son art de vivre.

L’été est propice aux rencontres. Avec le retour du beau temps, les gens sortent plus et recherchent davantage notre compagnie, sur une terrasse de resto ou dans nos cours arrière. La profondeur dans nos relations se développe quand on arrive à se parler d’autre chose que de la pluie et du beau temps, de ses derniers achats ou des choses matérielles. Lors de la Neuvaine de l’Assomption en août, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap devient un lieu de rencontre pour se parler des « vraies affaires », comme on dit. Le thème de la Neuvaine et les sous-thèmes de chaque jour s’y prêtent particulièrement bien cette année. Au plaisir de vous y rencontrer, et bon été d’émerveillement !

Stéphane Gaudet

redaction@revue-ndc.qc.ca

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