N D C

c h a r g e m e n t

Le défi de la paix

ENGAGÉS ET SOLIDAIRES

Par André Beauchamp

Mosaïque d'une colombe - symbole de paix

Photo: WAL_172619/PIXABAYUS

E

n 1968, le pape Paul VI a fait du premier de l’an la Journée mondiale de la paix. Depuis ce temps, chaque année, les papes insistent sur la nécessité de prier et de s’engager pour la paix.

Après la terrible guerre mondiale de 1939-1945, il y a eu comme un sursaut de conscience de l’humanité pour jeter les bases d’une collaboration internationale afin d’éviter les conflits et de vivre en paix. On peut penser à l’ONU, à l’OMS (sur la santé), à la FAO (sur la faim), à l’UNESCO (sur l’éducation), aux grandes conférences sur l’environnement qui ont permis de mettre sur pied de nombreux programmes et traités internationaux. Malgré les tensions de la guerre froide et de nombreux conflits armés, la collaboration n’était pas un vain mot.

LE MONDE A CHANGÉ 

Depuis quelques années, le vent a complètement tourné. Alors que les États-Unis assumaient une bonne part de leadership en ce sens, l’arrivée au pouvoir de monsieur Trump a totalement changé le cours des choses : rupture des ententes économiques par l’imposition de droits de douane, sortie des organismes et traités internationaux, utilisation d’un discours méprisant sinon haineux envers les autres pays, etc. Le président Trump ne cache pas sa volonté d’annexer le Canada (rien de moins) en affaiblissant son économie. De son côté, la Russie veut reconstruire l’Union soviétique en conquérant d’abord l’Ukraine tandis que la Chine veut retrouver Taiwan.

Le Canada est alléchant pour les grandes puissances : un territoire immense (presque vide, dirait-on), des ressources importantes, une population peu nombreuse. Alors pour répondre à la critique de monsieur Trump et d’autres partenaires, le Canada entre dans la ronde et décide de s’armer. Non seulement atteindre l’objectif de 2% du budget national (35 milliards environ), mais viser la cible de 5% et rendre donc les projets plus faciles à réaliser en enlevant des contraintes environnementales, par exemple. Pour la grande entreprise, pour l’industrie de la guerre, c’est le pactole.

PRIEZ ET PARLEZ 

Qu’il y a-t-il de plus dommageable pour les gens et la Terre que la guerre, surtout avec les armes d’aujourd’hui ? Et l’on enverra les jeunes se faire tuer pour satisfaire à la folie de quelques-uns. En relisant les Béatitudes, je m’aperçois que trois portent sur la paix : heureux les doux; heureux les miséricordieux; heureux les artisans de paix (Matthieu 5,5.7.9). De grâce, priez et parlez. Il faut hurler la paix.

ENTREVUES

Joseph Charles, o.m.i.

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