a rentrée scolaire ces jours-ci marque le début de la deuxième année où le programme de Culture et citoyenneté québécoise sera enseigné dans nos écoles. Axé sur la culture, la citoyenneté et le développement de la pensée critique, le cours aborde entre autres les réalités culturelles, les droits et libertés, notre système politique démocratique, l’éducation à la sexualité, les médias et la vie numérique, le tout sur les six années du primaire et sur quatre au secondaire.
Rappelons que ce programme remplace celui, très controversé, d’Éthique et culture religieuse (ECR). On l’accusait de faire la part belle aux visions religieuses du monde, d’être trop politique en promouvant le multiculturalisme de même que de décourager le regard critique sur les religions.
Il y a quelques années avait circulé sur les réseaux sociaux la photo d’une maman qui montrait ce que l’instituteur ou institutrice de son fils enseignait sur le christianisme :
- Il y a plusieurs célébrations importantes par exemple : dimanche de pâques [sic], Vendredi Saint [sic], Noël (qui souligne la mort de Jésus [sic]), le baptême (ça veut dire qu’on rentre [sic] dans la religion).
- Quelques faits sur la religion : il y a un seul pape dans le monde; selon la Bible (livre sacré), Jésus est revenue [sic] à la vie; le lieu de culte des chrétiens est l’église.
Vous avez bien lu, Noël souligne la mort de Jésus ! On a souvent déploré la formation insuffisante des enseignants d’ECR. J’ose espérer que ce cas n’était pas représentatif de l’ensemble du corps enseignant, car si oui, on ne peut que se réjouir que le cours d’ECR ait été aboli !
Au Québec, on ne sait même plus ce que c’est que d’avoir une religion.
Je fais partie de la génération qui a eu des cours d’enseignement religieux catholique à l’école. À l’époque, le christianisme faisait encore partie de l’ethos du Québec francophone, nos enseignants savaient de quoi ils parlaient. Mais aujourd’hui au Québec, on ne sait même plus ce que c’est que d’avoir une religion. Normal alors que les enseignants ne puissent enseigner correctement le religieux, chrétien ou autre. Tant qu’à enseigner des inexactitudes à l’école publique, mieux vaut que les groupes religieux et les familles se chargent de l’éducation religieuse des enfants.
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