CAP SUR LES JEUNES par Mélanie Charron 

Le Christ
      toujours jeune
 

Cap sur les jeunes01Cette chronique, je l’écris en imaginant que son public cible est hybride, composé de jeunes et de jeunes depuis plus longtemps. Je tente d’interpeller le lectorat qui regarde les jeunes ou qui marche avec eux, de même que les jeunes eux-mêmes. Je me dis que ce style n’est pas si mal puisque le pape François lui-même l’a utilisé dans la rédaction de son exhortation apostolique Christus vivit – Il vit, le Christ. Donnée à l’Église catholique, cette lettre s’adresse à une communauté de jeunes et de moins jeunes. 

François écrit à la 2e personne du singulier. Son exhortation nous fait entrer dans les Écritures, véritable plongeon dans la jeunesse qui s’y trouve. Toi qui lis ces lignes, relis les Évangiles! Replonge dans Marc, Luc et Jean, que tu aies 20 ou 77 ans! Les Évangiles sont le Christ vivant, Jésus toujours jeune. Ils nous font toucher à notre maître. Une lecture méditative des Évangiles nous fait dialoguer de la jeunesse du Christ à la nôtre. 

Ne juge pas

François nous présente les jeunesses, accordant ce mot au pluriel. Il y a une diversité de jeunesses suivant les pays, les cultures, les engagements et la diversité des expressions de la foi. Alors que François nous invite à examiner la diversité des jeunesses qui nous entourent, je te dis, à toi qui lis cette réflexion : ne juge pas les jeunesses! Particulièrement celles qui osent cheminer près de l’Église et des communautés chrétiennes.

Ne t’attends pas à ce que chaque jeune vive dans une exemplarité religieuse ou morale. Accepte que chacun et chacune, dans sa rencontre avec le Christ, découvre son propre chemin de foi et ce qui lui convient le mieux pour nourrir sa relation naissante avec Jésus et son identité d’enfant bien-aimé du Père. 

Une Église aux portes ouvertes

Dieu est amour, le Christ sauve et l’Esprit donne la vie. Autant au jeune qui fréquente les groupes de prière qu’à celui qui revient vers l’Église pour confirmer son baptême en vue du parrainage ou du mariage, sans nécessairement être assidu à la pratique religieuse. L’amitié avec Jésus, tel qu’il l’initie, est empreinte du respect de la liberté et du chemin de chaque personne, comme sur la route d’Emmaüs avec les disciples. Alors, qui es-tu pour juger les jeunesses et leurs cheminements? 

« Au Synode, il a été demandé de développer une pastorale des jeunes, capable de créer des espaces inclusifs, où il y aura de la place pour toutes sortes de jeunes et où se manifestera réellement que nous sommes une Église aux portes ouvertes » (Christus vivit, 234). 

Toi qui lis cette chronique, jeune ou jeune depuis plus longtemps, sauras-tu contribuer à ouvrir les portes? Moi qui la rédige, je m’y engage!