au sanctuaire01

 

Un sanctuaire pour le monde d'aujourd'hui

au sanctuaire02Au cours de l’année 2018, le conseil d’administration du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap a entériné un grand projet de développement. Pas simplement pour garder les bâtiments debout et en construire de nouveaux, mais surtout pour les mettre au service d’une pastorale et d’une évangélisation renouvelées.


Stéphane Gaudet


«Le projet de redéveloppement n’est pas le but. C’est un moyen pour être au service du monde et du Royaume de Dieu», affirme Mgr Pierre-Olivier Tremblay, évêque auxiliaire de Trois-Rivières et recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Ainsi, les nouveaux aménagements soutiendront une programmation repensée qui permettra au Sanctuaire de rejoindre de nouveaux publics et de diversifier sa clientèle – les familles et jeunes générations sont notamment visées.

Les sanctuaires sont appelés à être des lieux d’évangélisation, en mettant en valeur la beauté et la culture, entre autres. Même s’il apporte une contribution aux plans social, culturel, patrimonial et touristique, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap demeurera d’abord et avant tout un site religieux et spirituel. Lieu qui fait du bien aux gens, le Sanctuaire a toujours sa raison d’être et garde sa pertinence pour les générations actuelles et futures. 

S’adapter au 21e siècle

Mais la plupart des espaces au Sanctuaire ont été aménagés il y a quelques décennies en fonction des modes de pèlerinages de l’époque (l’arrivée de pèlerins de paroisses en autocar, par exemple). Ce type de pèlerinage traditionnel étant en décroissance, il est devenu nécessaire d’atteindre un public plus vaste et de réaménager les espaces en fonction de ces nouvelles réalités. 

Le projet, de grande envergure, a été élaboré par la firme Raymond Chabot Grant Thornton en collaboration avec la firme d’architectes AECOM afin de répondre aux cinq enjeux de développement suivants : 

 • aspect convivial du site : améliorer le confort général du site afin de le rendre plus accueillant;

 • définition du parcours des visiteurs : structurer un itinéraire qui permette la découverte des attributs fondamentaux des lieux;

 • ouverture sur le fleuve : se réapproprier la rive en améliorant son accès par les visiteurs;

 • mise en valeur de l’esprit du lieu : démarquer les aires selon leur caractère sacré ou non religieux;

 • monétisation du site : assurer la pérennité du Sanctuaire en augmentant les revenus actuels et en diversifiant les sources de revenus.

Ce projet a été réalisé non pas en vase clos, mais en concertation avec les acteurs des milieux citoyen, religieux, communautaire, culturel, urbanistique et touristique. 

au sanctuaire03De grands travaux

Pour chacun de ces enjeux de développement, de grands travaux seront effectués, en trois phases, sur un horizon d’une dizaine d’années (2019-2028). Parmi ces travaux, citons la construction d’un pavillon d’accueil, appelé «centre des visiteurs»; la création d’une «roseraie des Oblats»; l’aménagement d’une promenade de bois et d’un jardin de recueillement au bord du fleuve; le démantèlement du vieux quai fédéral désaffecté et la construction d’un débarcadère; le réaménagement de l’esplanade devant la basilique avec bassin central, fontaine et jets d’eau rappelant le prodige du pont de glace. Les travaux comprennent aussi des éléments de restauration des bâtiments plus anciens, par exemple la toiture et les cages d’escalier de la basilique. 

L’aspect écologique des nouveaux espaces est primordial : pas d’asphalte qui crée des îlots de chaleur, plantation d’arbres, gradins de verdure, matériaux écologiques... Certains s’inquiètent pour les stationnements. Ils seront simplement déplacés à l’arrière de la basilique, avec des espaces plus près et des débarcadères pour les personnes à mobilité réduite. 

Financement et retombées

Les coûts de ce projet sont évalués à 44,3 millions de dollars. Le financement sera public-privé : 70 % proviendra des gouvernements du Québec et du Canada, et 30% de l’échelon local (Ville de Trois-Rivières, fonds propres et une éventuelle campagne de financement). Déjà, le ministère du Tourisme du Québec a octroyé 1 848 500 $ pour la construction du centre des visiteurs. Aussi, la Ville de Trois-Rivières soutiendra le projet à hauteur de 360 000$ par année sur 20 ans. Comme le projet obtient un fort appui du milieu politique et du monde des affaires, des démarches sont en cours et d’autres annonces sont à prévoir. 

Bien qu’il s’agisse d’un site religieux, le Sanctuaire a aussi des retombées économiques, sociales et culturelles importantes, pour Trois- Rivières comme pour la Mauricie. Déjà première attraction touristique trifluvienne avec 430 000 visiteurs par an, le plan de développement prévoit un achalandage de 700 000 personnes par an dans 10 ans, une fois les travaux terminés. 

Il s’agit d’un projet structurant qui revitalisera le quartier environnant. Des espaces de qualité seront mis à la disposition de la population avoisinante tout en offrant un lieu de silence (chose rare de nos jours!) et de repos aux chercheurs de sens et de sacré. 

Les travaux seront bien sûr adaptés en fonction du financement obtenu. De plus, la réalisation du projet demeure conditionnelle à son approbation par d'autres instances ecclésiales et civiles. 

Les aménagements prévus dans ce plan de développement feront en sorte que le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap soit encore mieux en mesure d’être un havre de paix et un phare spirituel ouvert sur le monde.