n préparant cette chronique portant aujourd’hui sur l’eau embouteillée, un vieux souvenir m’est revenu à la mémoire. C’était au temps du jeûne eucharistique où l’on devait absolument être à jeun pour pouvoir communier. En première année de l’école primaire, nous avions un livre qui proposait un texte pour présenter chaque lettre de l’alphabet. À la lettre R, je pense, il était question d’une petite fille qui se préparait à sa première communion. Le matin du grand jour, sa mère l’avait bien avertie de rester à jeun et ne rien boire ni manger avant d’aller à l’église. Elle décida de se gargariser, en faisant rouler l’eau au fond de sa gorge sans rien avaler : rrrr. Mais voilà que son petit chat saute sur sa belle robe blanche et la petite fille, soucieuse de protéger sa robe, avale une gorgée d’eau. Elle ne pourra pas faire sa première communion ce jour-là.
Les temps étaient bien sévères et les règles du jeûne eucharistique ont heureusement changé. Aujourd’hui, à mon grand étonnement, je vois souvent des gens se promener avec une bouteille d’eau à la main comme s’ils ne pouvaient envisager d’être une heure sans boire à l’église, en réunion, à l’école, au concert, dans le métro.
Boire de l’eau souvent abondamment est en soi une bonne pratique. Ce qui me dérange, c’est qu’il s’agit d’eau mise dans une bouteille en plastique à usage unique que l’on retrouvera souvent sur la rue et qui s’ajoutera aux déchets de plastique qui encombrent les océans. Chaque bouteille d’eau a son histoire. Il faut l’embouteiller à la source, l’entreposer, la transporter aux détaillants, puis la récupérer. Et vous paierez pour cela gros prix, souvent un dollar le litre et plus. Il y a derrière ce circuit une énorme industrie qui vous convainc que l’eau municipale est de piètre qualité et que l’eau embouteillée vaut bien mieux.
MILLE FOIS MOINS CHER
Au Québec et au Canada en général, cet argument ne tient pas. L’eau municipale est de bonne qualité, parfois excellente et soumise à une surveillance constante. Or, l’eau municipale coûte en général mille fois moins cher à produire que l’eau embouteillée. Un conseil : achetez-vous une gourde ou gardez quelques bouteilles de plastique que vous emplirez à la maison en les conservant au frigo. Vous aurez toujours de l’eau fraîche et, au bout de l’année, vous aurez économisé des centaines de dollars tout en protégeant l’environnement. À votre santé !
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