intelligence artificielle (IA) est un ensemble de techniques qui permettent d’accomplir des tâches requérant normalement l’intelligence humaine. En très peu de temps, ce système informatique rassemble et coordonne des données à partir des réseaux sociaux, des divers savoirs et langages à travers le monde. Il apporte des réponses à des questions aussi bien dans le domaine de la médecine, de l’éducation et de la communication que de l’économie, du politique, du militaire et du religieux.
L’IA est la technique de notre temps, comme l’imprimerie au 15e siècle, la machine à vapeur au 19e et Internet à la fin du 20e. Des compagnies et des gouvernements investissent des sommes colossales dans ce qu’ils considèrent comme l’invention qui va assurer un avenir prometteur à nos sociétés, avec moins de technologies et moins de personnel. L’IA prend donc la place des femmes et des hommes, même si elle ne possède ni conscience, ni responsabilité personnelle, ni sagesse. Une nouvelle manière de penser, d’agir et de vivre est déjà à l’œuvre dans notre monde. Or, quel type d’humanité et quelle manière d’être Église voulons-nous promouvoir avec l’IA ?
Responsabilité et discernement
Les papes François et Léon XIV n’adoptent pas à l’égard de l’IA une attitude de rejet ni un enthousiasme sans réserve. Ils invitent plutôt à une responsabilité éthique et à un discernement spirituel. Les penseurs et les scientifiques sont étonnés de la profondeur de la réflexion du magistère de l’Église sur l’IA. Il est important de lire la note Antiqua et Nova, publiée en 2025 au temps du pape François, et la première encyclique de Léon XIV, Magnifica Humanitas, qui porte sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle.
De plus en plus présente dans les activités de l’Église
L’IA est de plus en plus présente dans les activités de l’Église. Il n’est plus nécessaire d’avoir chez soi toute une bibliothèque et de consacrer beaucoup de temps à la recherche. L’IA peut accomplir plusieurs tâches que font les prêtres et les agentes et agents de pastorale : traduction, accès aux documents de la tradition et du magistère, préparation et rédaction des homélies et des catéchèses, organisation des activités.
Un besoin de présence
Cet « outil de travail » peut aussi entraîner les ministres ordonnés et les agents pastoraux vers ce qui relève de leurs fonctions propres : l’écoute, l’accompagnement spirituel, la proximité, le discernement, la célébration des sacrements, l’animation de la communauté, la présence auprès des malades et des démunis. Si l’IA prend en charge des tâches de recherche, d’administration et de mise en œuvre, il y a encore un besoin de femmes et d’hommes capables d’offrir ce qu’aucune technique ne peut donner : une présence attentive, une parole du cœur, une espérance réaliste, un témoignage personnel de foi. Plus que jamais, l’Église doit appeler des baptisés, prêtres et laïques, à faire connaître et aimer l’Évangile, non seulement d’une manière virtuelle mais concrète. C’est une urgence et tout un défi.
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